Archives de Catégorie: Paris by V.

BOLIVIE BY V. OU L’EXTREME FUN

V. fait des infidélités au Chili et se retrouve à Uyuni (Bolivie). Ici pas de mégalopole festive, juste un endroit au milieu de nulle part. Et pourtant…V. a trouvé LE bar. Bon ok, un bar.

Après avoir remonté le désert chilien d’Atacama, l’envie irrésistible m’a pris de passer la frontière bolivienne pour découvrir le Salar d’Uyuni.

Il s’agit tout simplement du plus grand désert de sel au monde, étendue d’une blancheur cristalline sur plus de 12 000 kilomètres carrés. Les couleurs sont puissantes, les matières brutes et le ciel se contemple à perte de vue. En Bolivie, les éléments sont rois et déjouent toute logique. La glace côtoie le désert, les cactus de 13 mètres sont légion, et avec des fleurs s’il vous plaît.

Escale donc à Uyuni, ville de départ pour les excursions vers le Sud lipez, région des hauts plateaux qui alternent lagunes colorées sur fond de désert volcanique. Lorsqu’on arrive ici, le mot dépaysement prend tout son sens. La modernité chilienne fait place au dénuement bolivien où tout se passe mano a mano, entre autochtones aux visages burinés par le soleil et les températures extrêmes. Vente de feuilles de coca en libre accès par la doyenne tressée aux 10 jupons et 15 collants, almuerzo familial servi sur toute la rue principale sans parler de la Poste locale qui vous envoie chez le marchand de poule pour acheter votre colis…Le folklore du voyage qu’on aime.

L’emballement s’arrête là, je n’oublie pas de dire qu’Uyuni est surtout connue pour être l’étape à touristes direction Salar en 4×4, rien de représentatif de ce pays ici, sinon des habitants qui s’amusent dudit folklore.

J’étais prête à mettre un stand by à mes chroniques pendant cette visite quand au détour d’une rue j’aperçois un bar, « L’extreme Fun Pub ». Je décide alors d’y pénétrer en arborant mon plus beau pull d’alpaga motif lama. Sur les marches permettant d’accéder à l’étage, on me promet des « drinking games », de « l’exotic cocktails » et surtout… du « llama sperm » (!).

A l’intérieur, effectivement, du fun à l’extrême. Ambiance playa, sable sur le sol, chapeaux de pailles sur toutes les têtes. Au mur, sont parsemées des photos de touristes jouant avec les perspectives sur le salar. En effet, la platitude du sol permet de créer l’impression photographique de petits objets, tels une sucette ou un chapeau, à taille humaine.

Moins original, un mur consacré aux records battus lors de concours d’alcool. A faire uniquement sur place, l’altitude du sud lipez bolivien peut vous jouer des tours (pics à 5000 mètres !).

(c) Mathilde Raynal

Passons aux choses sérieuses : les breuvages. Manifestement, ils n’ont qu’une vague connaissance des cocktails, je cherche encore Tom Cruise, puisqu’ils servent un mojito avec de la limonade et un fond de rhum. Nul doute que le bar mise sur sa spécialité : le sperme de lama. En prenant leur carte, voici sa description: « vodka, chocolata licor de cafe and ? (take care girls) ». Une question brûle alors vos lèvres : qu’est-ce ça donne ?  A vrai dire je n’en sais rien. J’ai pris peur. Je ne pensais qu’à une chose : profiter du Salar le lendemain.

Après je ne vais pas vous mentir sur l’ambiance, animée ce soir là par un tondu « polairisé » façon North Face, deux pelés (dont moi) école quechua et Eduardo qui passait pour promener le chien. Mais tout ceci n’était qu’un prétexte pour vous donner l’envie de visiter ce pays magique qui ne sera peut-être plus du tout le même dans dix ans. Le Groupe Bolloré est lui aussi passé par là mais pour extraire le lithium du Salar et fabriquer…Des batteries d’Autolib.

Un aperçu ci dessous :

(c) Marion Célarié

(c) Marion Célarié

(c) Marion Célarié

(c) Marion Célarié

(c) Marion Célarié

Publicités

Paris by V. : l’hôtel Amour

Cette semaine, V. s’est rendue à l’Hôtel Amour, hôtel-bar-resto qui s’est donné comme challenge de marier nature, design et romantisme. Il s’agit du dernier bébé de Thierry Costes et (donc) d’un autre endroit bobo-branchouille que V. affectionne tant. Oui mais cette fois ça vaut le coup et voilà pourquoi.

Subjuguée par la photo de ce lieu dans un supplément spécial terrasses (tout un travail d’investigation de chroniquer), je décide de tester.

Déjà quand on s’arrête à la station Saint-georges, on se plait à s’y balader et on prend peu de risques de s’y déshydrater avec ses placettes de bars et ses petites rues résidentielles ponctuées de troquets colorés. Du bout de la rue Navarin, j’aperçois une enseigne rose kitch, genre white chapel vegasienne.

Quand on entre, intérieur de bistrot chic, tables polies et petits cadres dorés au mur. Là on se dit sympa mais déjà vu. Puis, en avançant, on est pris au dépourvu en apercevant un carré de brousse au fond du resto. On s’approche et on se retrouve au beau milieu d’un tableau de Scherfig, ne manque que ses tapirs. C’est un bijou de jardin dont les feuilles s’entortillent à l’infini autour des arbres. Mais n’ayez crainte, ce n’est pas l’Amazonie. On a l’exotisme et l’intimité réunis dans l’espace de quelques mètres carrés.

Par contre trouver la bonne formule pour y passer une charmante soirée peut-être un parcours du combattant. J’ai défriché le tout pour vous. La formule tip top c’est d’y aller pour 19h, par beau temps obv., de squatter immédiatement et sans possibilité de négocier les tables surélevées au fond du jardin car ce sont celles qui offrent le cadre le plus tranquille, les autres étant très rapprochées les unes des autres. Vous commanderez ensuite un verre de vin, vous aurez l’embarras du choix de couleur et de pays. Vous l’accompagnerez d’un bol de tarama au truffe et son pain toasty-moelleux.  A peine terminé, il vous faudra prendre la poudre d’escampette à 20 heures. Mais pourquoi ne pas faire durer le plaisir me direz-vous ? A partir de cet horaire, les tables sont dressées pour le restaurant et on retrouve ce côté bistrot ordinaire avec des plats tel que le poulet rôti ou la bavette mais proposés à un prix assez peu proportionnel. 

Maintenant je dis ça mais avec un nom et un cadre pareil, votre dulcinée ne vous en voudra pas de lui proposer d’y dîner (voire d’y dormir, chambres vintages et à thèmes au programme)…Dans ce cas, l’automne oblige à dresser véranda sur la terrasse afin que vous ayez le cadre et le chaud. Not so bad.

Je me la joue routard cette fois-ci, pas de photo, je laisse l’imaginaire travailler, c’est important pas seulement quand on est enfant, et vous laisse vous faire vos propres images en y allant. (ok, il faisait nuit quand j’ai eu l’idée de l’article et je suis une gogolito du tél). 

Hôtel Amour
8, rue Navarin
75009 Paris
Métro Saint-Georges
Tel : 01-48-78-31-80

Chili by V. : Valparaíso

On continue notre périple à une heure de la capitale pour rejoindre la ville enchanteresse aux mille collines : Valparaíso ou la vallée du Paradis (Valle Paraiso). Flâneries interminables et gastronomies en tout genre au rendez-vous.

Il existe des villes dans lesquelles on se sent bien sans vraiment savoir pourquoi, dans lesquelles ce qui pourrait être pris comme un défaut devient inexorablement un charme. Avec Valpo, ville cabossée, c’est exactement ça : un amas infini de baraques colorées étalées sur 45 collines, squattées par des chats et tagguées par tout un chacun.

Port prestigieux jusqu’à la découverte du canal de Panama, Valparaíso reste un endroit inspiré et inspirant notamment le grand Pablo Nerudà qui vécut là-bas. Pour beaucoup, c’est devenu, avec Viña del Mar, sa voisine, l’escale branchée où on déambule le jour et funambule la nuit.

Pour découvrir cette ville, je crois qu’il y a deux façons : monter à bord des 15 ascensores de la ville pour une poignée de pesos ou utiliser ses petits petons de vieux campeur.

Pour autant, si l’envie de dévorer la ville d’un coup vous démange, aventurez-vous dans le premier minibus qui passe et laissez-vous porter par ce petit engin qui dévale à toute allure sur les collines. Ici pas d’arrêt de bus, un simple signe au conducteur et celui-ci s’arrête tout net…En plein milieu de la circulation !

Pour les ascensores, j’en retiendrai deux. Prime d’abord au plus ancien, l’ascensor Polanco, pour son petit côté glauque : tunnel sans fin et gouttières fuyantes. Surtout, son mirador, entouré de bicoques rafistolées, vous permet de contempler l’envers et le revers de cette ville. Montez ensuite à bord du “Conception” qui donne accès au Montmartre chilien, le Paseo Gervasoni : ruelles pentues, maisons mitoyennes aux marches bigarées où chaque génération y laisse son empreinte et contribue ainsi à forger sa propre ville. Un conseil : perdez-vous ! Lachez tous vos plans, regardez partout et dans tous les sens, dénichez votre endroit inédit à vous et vous seul.

La charmante entrée de l’ascenseur Polanco

…et son tunnel beaucoup moins charmant !

La sortie de l’ascenseur Conception

et son quartier : le Paseo Gervasoni

Le “ petit plus V.” pour apprécier les montées et descentes de la ville : “l’almuerzo grisant”.  Car comme dit Audrey Tautou dans “Hors de prix”, rien n’est plus grisant que d’avoir un petit coup dans le nez en pleine journée. Vous apprécierez d’autant plus le coté psyché des peintures murales.  Fous rires garantis…. Et là je vous laisse le choix du resto, gourmet ou bonne franquette. Dans le premier cas, rendez-vous chez “Vinilo” ou la cocina chilena par excellence. Une charmante serveuse vous expliquera tous les mets proposés pour finalement lui faire confiance sur la spécialité du chef accompagnée de leur bière faite maison ! Carne ou marisco, vous avez l’embarras du choix : on est près de la mer sans jamais quitter les spécialités de viande qui font la renommée du pays. Chez J. Cruz, c’est plutôt ambiance cantoch avec plat et vin unique : la chorillada ou comment “lier avec harmonie” viande, papas fritas et oignons (les canadiens et leur poutine nous l’envierait presque!). Le tout sur un intérieur bariolé des plus kitch et sur fond de clips ambiance années 80…Sans oublier la musique en vivo d’un des restaurateurs, sur laquelle tout le monde chante en coeur sans chichi, cadres dynamiques compris.

Chez Vinilo

La fameuse carne et son vin rouge (après la bière artisanale !)

Chez J. Cruz, on mange religieusement devant la télé

La chorillada

Ville bohème et hors du temps, Valparaíso contribue néanmoins avec ferveur à l’actualité de son pays : pas un établissement scolaire ou universitaire sans banderole réclamant une éducation gratuite pour tous. Conséquence de dix-sept ans de dictature sous la coupe des américains, le pays s’est libéralisé plus que de raison, faisant de l’éducation un bien transmissible entre gens bien lotis. Comment aujourd’hui supporter de telles injustices alors que de l’autre coté de la frontière, en Argentine, apprendre est synonyme de gratuité ?

Ville musée ? Vous ne faites pas si bien dire, des artistes se sont réunis pour faire d’un quartier “un musée à ciel ouvert” où chacun a esquissé sur un mur une de ses oeuvres. Ne ratez pas ce bijoux.

Le quartier du museo abierto où je suis tombée
sur ce moment de grâce : des danseuses…aux seaux !

NB : pour profiter de tout ça, je ne saurai que trop vous conseiller d’y aller en haute-saison, de décembre à mars, pour éviter les grands moments de solitude dans l’hostelling international le plus cool du pays (auberge classée et vraiment classe). Ca ne sent absolument pas le vécu par ailleurs…

Café Vinilo : sur la Cerro Alegre, calle Almirante Montt, 448
Casino Social J.Cruz : calle Condell, 1466   
Villa Maria Antonieta, hostelling international : calle Bernardo de Vera, 542

CHILI BY V.

PARIS BY V. CHILI BY V.
L’espace de trente jours,  Paris by V. se transforme en Chili by V. / Bolivie by V. et vous fait vivre de jour comme de nuit les endroits fascinants du continent sud-américain.
Première escale à Santiago oblige, je tente pour vous de prendre la température de la capitale en plein « quartier bobo », le barrio Lastarria.

Un jour de l’année 1541, un certain Pedro de Valdivia, conquistador emporté par la vue d’une vallée verdoyante au milieu des Andes, décida de poser la première pierre de ce qui deviendra la capitale du Chili, Santiago.

Aujourd’hui, la verdure du centre historique a fait place au tumulte gris et aux carros des barrios de la finance.

Pourtant, un quartier en vogue échappe à tout cela (et ça tombe bien pour ma chronique !) : le barrio Lastarria, équivalent, s’il en fallait un, de notre canal Saint-Martin, (l’exotisme des palmiers et du pisco en plus !), lieu de prédilection des artistes du moment. Comparaison choisie puisque ce quartier cultive l’esprit Art déco des années 30 (oui oui le style français messieurs dames).

Je vous emmène ? C’est parti pour un tour.

Avant de vous y enfoncer, allez-vous balader, seul ou en amoureux (très romantiques, les Chiliens aiment y emmener leurs douces) sur l’une des deux collines qui bordent la ville, la  cerro Santa-Lucia. Agrémentez pourquoi pas votre promenade d’une de leurs glaces artisanales. Puis, redescendez en dilettante la calle Victorino Lastarria et allez chiner les boutiquiers de livres installés sur le trottoir arborant fièrement les chefs d’œuvres de Neruda ou Sepúlveda.

Au croisement de la Lastarria et de la Rosal, laissez-vous alors guider vers l’un de ces charmants patios pour l’apéro et dégustez la cerveza locale (demandez « una chica » ca fait mieux) au Cafe Berri ou pourquoi pas chez El diablito pour l’accompagner de jamon. Il sera alors temps de vous laisser tenter par un pastel del choclo pour la cena : viande gratinée recouverte de purée de raisins et oignons, chez Don Victorino par exemple. Et hors de question de faire l’impasse sur le vin chilien, Santiago étant situé juste au dessus de la vallée du Maipo, connue pour ses domaines viticoles.  Une valeur sure pour les novices ? Le Casillero del diablo, un des vins chiliens les plus vendus, issu du célèbre domaine, Concha y toro.

Et pourquoi ne pas terminer cette soirée au ciné d’Art et d’Essai du coin, El Biografo ou faire un détour parmi les nombreux centres culturels dont l’un dédié à l’une des poétesses les plus célèbres dans le cœur des chiliens, Gabriela Mistral, et qui lui rend hommage à travers tous les arts.

Bref, un quartier préservé qui mérite à être découvert au sein d’une ville bien trop vite occidentalisée. La preuve, les chiliens l’ont surnommé leur « petit oasis urbain ».

Alors ? Conquis ? Si oui, je prends mes billets pour août prochain pour les intéressés. Sinon, rendez-vous la semaine prochaine pour la suite.

Le Barrio Lastarria : métro Bellas-Artes
Cafe Berri : Rosal, 321
El Diablito : Merced, 336
Don Victorino : Lastarria, 138
El Biografo : Lastarria, 181
Centro Gabriela Mistral : Avenida Libertador Bernardo O’Higgins 227
Pour plus d’infos : www.barriolastarria.com

Un festival au CentQuatre ou le sang chaud de Buenos Aires

Pendant trois jours, le 104 a décidé d’honorer à sa façon le tandem Paris-Buenos Aires 2011 avec ce pétillant festival de musique latine, «  las noches de Buenos Aires ». V. s’est immiscée pour vous dans les coulisses de cette première soirée intitulée « nuit OUF electro-cumbia ». Revivez l’ambiance d’une milonga au cœur de notre capitale !

Le challenge de ce festival ? Gonflé! Inviter musiciens et DJ tendances de la place argentine (regroupés sous le fameux label ZZK) pour nous initier à leurs musiques folkloriques sous des textures électroniques. Cette musique traditionnelle c’est la cumbia colombienne, construite par strates migratoires dès le XVIIème siècle : les tambours des esclaves africains, accompagnés plus tard par les flûtes indiennes, le tout relié par des paroles et mélodies espagnoles. Elle est rejointe par le Tango argentin deux siècles plus tard, alliance rythmique d’instruments à corde qui convulsa immédiatement les corps pour devenir cette fameuse danse à deux ou quatre temps.

Cette jeune génération s’est (enfin !) emparée de son histoire pour lui donner un nouveau souffle au travers d’une multiplicité d’expressions : la musique oui, mais conçue en connexion avec le cinéma, l’édition ou encore la peinture. Bref, une belle promotion des arts en perspective.

Résultat : un cocktail détonant aux sonorités inédites, et ce dans un cadre plus que propice. D’abord parce que le 104 permet de créer l’illusion d’un festival en plein air à lui tout seul : 39 000 m2où l’on se faufile allégrement entre des salles parfaitement insonorisées. Surtout, pour l’histoire, elle aussi « exotique »,  du lieu : de bâtiment religieux, il devint le service municipal des pompes funèbres sous l’effet des Républicains de la IIIème où chacun obtint le droit à une cérémonie. Sécuralisation funéraire qui s’est récemment transformée en sécularisation festive ! Je vous avais promis de l’exotisme…

Un public hétéroclite était au rendez-vous, du portenos old school, danseur assidu de tango, au teufeur avide de musiques enivrantes, le tout autour d’animations aussi insolites que tentantes : un salon de coiffure improvisé ; une tireuse de cartes allumée ; des tournois de babyfoot enflammés.

On commence par se mettre en appétit avec l’asado, LE barbecue latin, accompagné d’ampanados (sorte de friand) à la viande et de vin argentin. Même le stade de la digestion avait été pensé : juste en face, des bains chauds avaient été installés (prêt de maillot et peignoir assuré).

On se jette ensuite dans le bain scénique cette fois avec la techno-cumbia d’El Remolon, l’acoustique instrumentale de Tremor pour finir par le drum und bass de Luciano Supervielle. Même constat, pour trois ambiances différentes : une musique qui reflète l’histoire de ce continent multiculturel, qui a su faire des impérialismes des uns et des souffrances des autres une richesse sans concession. La magie opère : de l’instrumental au digital, du tango au trip-hop, l’improbable ne leur fait pas peur. Nous non plus.

Amis de la rive gauche, initiez vous à cet « open-space » d’un nouveau genre et culturellement assuré : allez y faire un tour que ce soit de jour pour une expo ou le soir pour y boire un verre sans éprouver le besoin d’être compressé pour s’amuser. Quant à ceux de la rive droite, ils n’ont déjà plus d’excuses, d’autant que le 104 a besoin de vous : face au flot d’événéments, les passants se font discrets…

Lieu puissamment ancré dans sa ville et son quartier, le 104 se refuse à toute étiquette pour se concentrer sur le seul développement d’un espace d’intérêt public accessible à tous, même ceux ayant l’offense de ne pas vivre en plein cœur de Lutèce.

Vous ignoriez ce fameux tandem ? Il est vraiment temps de vous abonner à la newsletter du blog de notre parisienne et de suivre les conseils branchés de Paris by V…

« Nuit de OUF » ou la passerelle rêvée pour vous laisser…et mieux vous retrouver sous des contrées lointaines : Paris by V. devient Chili by V. pendant un mois! La branchitude se mondialise…

Je vous laisse en compagnie d’El Remolon et l’un de ses derniers mix pour vous mettre dans l’ambiance à toute heure (vos voisins – ou vos boss vont adorer – si si) :

 

 Xo, Xo,

 V.

Pour plus d’infos : http://www.104.fr/  Le 104 se situe au 5 rue Curial dans le 19e, métro Riquet (ligne 7) ou Stalingrad (ligne 5). Il est ouvert du mardi au vendredi de 12h à 20h et le week-end de 11h à 20h + ouverture tardive les soirs de programmation

Le Rosa Bonheur (ou la pelouse du parc des Buttes Chaumont)

Paris by V. Envoyée en mission par notre nouvelle blogueuse préférée, moi, V., je suis là pour vous faire partager mon Paris de nuit ou « les folles nuits d’une fille branchée » ( !!) dixit notre blogueuse.  

Aussi, samedi dernier, je me trouvais conviée à une soirée au Rosa Bonheur. On me promettait une charmante guinguette au cœur des Buttes Chaumont dénommée ainsi en hommage à cette féministe, Marie-Rosalie Bonheur, peintre animalier du 19e, amoureuse de nature et dotée d’un bagout digne d’une Olympe de Gouges et d’une Emilie Du Chatelet réunies.

Malheur m’en a pris ! Sur les coups de 20h, du haut de mes talons mellow yellow, j’entreaperçois une queue semblable à celle qu’on a tous fait (de gré ou de force) à la fin des années 90 pour monter dans « le temple d’indiana jones » (à l’envers) à Disneyland Paris.

Pour autant, l’endroit tenait ses promesses : un lieu ouvert et coloré qui perpétue la tradition populaire de la guinguette où chacun déguste apéros, produits bio du terroir et papillonne en plein air. En prime, le Rosa n’a pas d’engagé que le nom puisqu’il développe des actions écolos (gobelets en maïs) et sanitaires en tant que signataire de la charte « fêtez clairs » pour prévenir la consommation de drogues.

Peu importe : les Buttes Chaumont regorgent de pelouses interminables où il fait bon pique-niquer en cette fin d’été sur fond de flore japonisante. Passez au monop’ de la Place des Fêtes, emportez paté, pinot blanc et si possible guirlandes illuminées pour l’effet guinguette, lachez vos mellow, enfilez vos bensimon, et recréez votre Rosa Bonheur entre amis. Parenthèse enchantée qui se terminera à 21h, heure du coup de sifflet de notre pittoresque gardien de la Ville de Paris.

Moralité : courez-y mais optez pour un horaire postprandial, 17h pétante ou consolez-vous sur les pelouses.

V.

PS : comme fond sonore , restez raccord avec « le petit vin blanc », chansonnette des années 40, surnommée « la plus joyeuse chanson à boire du répertoire français «  (et autre nom de la ville de Barbe Rousse !) :  

Pour plus d’infos : http://www.rosabonheur.fr/