Archives de Tag: adrian tomine

Le New-Yorker, une exposition

Trop de monde au Grand Palais pour aller voir Hopper ? Direction la petite galerie Martel pour partir à la redécouverte des couvertures du New-Yorker. Je dis bien REdécouverte. La galerie Martel n’est pas un musée mais une galerie et n’a pas vocation à créer une exposition sur l’histoire ou la spécificité du New-Yorker.*

Les pièces présentées à la galerie sont très récentes. On y retrouve la couverture de Falconer publiée cette année au moment de la fashion week ou le désormais classique de Spiegelman (l’auteur de Maus) publié à la suite du 11 septembre.

Falconer pour le New-Yorker du 10 septembre 2012. Pour tous les clins d’œil que vous n’aurez pas vus dans cette couv’, consultez http://www.newyorker.com/online/blogs/culture/2012/09/cover-story-quintessential-fashion.html#slide_ss_0=1

Septembre 2001, Spiegelman dessine l’horreur des Twin Towers

On regrette de n’y trouver aucune couverture de Adrian Tomine ou de Daniel Clowes mais les plus riches d’entre vous sècheront leurs larmes en s’offrant une sérigraphie ou un original signé par l’auteur (comptez entre 900 et 23 000 euros d’après le site de la galerie).

Ma couverture préférée, « Two birds » de Adrian Tomine en 2004

Tanguy vu par Daniel Clowes en 2010

Pour plus d’info : La galerie Martel, 72 rue Martel dans le 10ème, ouverte du mardi au samedi de 14h30 à 19h et en ligne sur www.galeriemartel.com

* Si vous êtes dans cette optique, consulter plutôt l’excellent livre de Mankoff, le directeur artistique du magazine, intitulé L’humour new-yorkais – qui, vous l’aurez compris, aurait du être traduit L’humour New-Yorker.

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Le meilleur de la BD dans un calendrier

La BD pour moi, ça a longtemps été Boule & Bill, un peu de Tintin et un peu d’Astérix, de Julie, Claire, Cécile. Blake et Mortimer non merci, y avait trop de texte dans les cases. Et puis j’ai grandi, j’ai commencé à lire Tardi, Bilal, Sempé pour de vrai (au-delà du Petit Nicolas). Avec le New-Yorker, j’ai découvert Adrian Tomine et Daniel Clowes. Bagieu est à part, pas de la vraie BD il paraît. MS qui est une pro en la matière me fait petit à petit ma culture (« Quoi tu connais pas Blacksad ?!!! »). J’ai découvert Delisle, je voudrais un original de Pico Bogue à encadrer chez moi et je sais qui est Robert Mankoff. Tu vois, je suis pas une pro mais je monte en level quoi. Et bien figure toi que je n’avais encore rien compris.

Calendrier Vues sur la ville , illustration Pierre Le Tan

Aujourd’hui j’ai découvert qu’il y a un type à Paris qui s’appelle Alain Lachartre. On n’en sait pas beaucoup plus. Il est directeur artistique d’une agence de pub parisienne qui travaille pour les plus grands : La Grande Epicerie de Paris, Taittinger,… Autant te dire qu’à Noël il doit festoyer correctement et gratuitement. Mais Noël n’a pas d’importance, c’est le jour de l’an qui compte avec lui. Il publie chaque année un calendrier des Vues sur la ville (nom de son agence), un superbe calendrier hyper sélect que les VIP (les Very Important Parisians) se passent sous le manteau.

Il a quoi de spécial ce calendrier ? Déjà il est en exemplaires limités. Il ne me semble pas qu’il soit mis à la vente, genre soit t’es un VIP et tu le reçois chez toi soit tu te mords les doigts et tu te morfonds dans ta vie pourrie de non VIP. Et surtout, il rassemble les plus belles illustrations trouvées par Lachartre. A côté, le best of des couv’ du New-Yorker c’est rien (ok ça c’est pas vrai). Et il tourne autour d’un thème : la ville.

Bilan : on a trois mois pour que je devienne une artiste VIP ou que Barberousse devienne un urbaniste de renom.