Archives de Tag: Beaubourg

« Coup de tête, une ôde à la défaite »

(c) REUTERS/ Christian Hartmann

Il avait reçu le prix Marcel Duchamp en 2006 mais le grand public n’avait jamais entendu parlé de lui. C’est chose faite. Avec sa sculpture géante devant Beaubourg, Adel Abdessemed s’est non seulement saisi d’une icône nationale (Zizou) mais aussi de son moment le moins glorieux, le fameux coup de boule à Materazzi.

Pour l’artiste, qui expose au Centre Pompidou du 3 octobre au 7 janvier, GROS coup de pub, verni d’une pseudo explication artistico-bobo, c’est une « ôde à la défaite » dit l’artiste. « Le regard de Zidane vers le sol nous rappelle celui d’Adam, chassé du paradis » dit le commissaire de l’exposition. Bah voyons. Tu te foutrais pas un peu de ma… tête ?

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JR, paysagiste de mes trajets en TGV

JR, mais si le grand JR, le Frenchie préféré des New-Yorkais (super article dans le New-Yorker de novembre dernier, ici), celui qui a un look de hobo à en faire pâlir Charlie Winston.

Photo originale : JR & Tony Goldman by Khatchadourian in the New-Yorker

Celui qui a provoqué des queues monstrueuses cet été à Beaubourg en offrant la possibilité de se faire tirer le portrait pour en tapisser l’espace urbain (même si beaucoup on du garder leur portrait chez eux)…

… et bien les oeuvres de ce JR sont aussi visibles sur la ligne TGV Paris-Lyon, environ 10 minutes après le départ, côté gauche dans le sens de la marche.
JR ou la revalorisation artistique du patrimoine industriel.

L’art, objet de consommation

Il y a foule à Beaubourg. On se dit que c’est une chose bien et après on lit ça :

 « L’audimat et le marketing ont fait leur entrée dans les musées. Les publics sont devenus des audiences au sens des grands médias de masse. Il est affligeant de constater qu’un visiteur du Louvre consacre en moyenne 42 secondes à chaque œuvre : c’est du zapping.
Le rapport aux œuvres devient de plus en plus quantitatif, et les grands musées se focalisent sur leur fréquentation.  »
Bernard Stiegler, directeur de l’Institut de recherche et d’innovation du Centre Pompidou, L’OEIL | 03.11

L’art contemporain, il faudrait qu’on m’explique

Vu dans le programme pour la Nuit Blanche 2011 à Paris :

Confrontant l’oeuvre d’art à sa propre désincarnation, le néon campé dans le jardin de l’Institut suédois nous laisse face à ces mots «no image yet» (pas encore d’image). Une réflexion sur l’absence, la frustration, l’expectative et l’attente.

Alors là quand même, faut pas pousser mémé dans les orties. Quel est l’intérêt de se retrouver face à un écran vide ? J’adore l’explication en plus, « une réflexion sur la frustration », tu m’étonnes. Ca me fait penser à la dernière expo sur l’Inde à Beaubourg où une femme cherchait à illustrer la solitude urbaine en exhibant une vidéo où, en position foetale, allongée en pleine rue, elle se faisait bouffer par les pigeons puisque bien évidemment elle s’était avant ça recouverte de graines.

Pardonnez du peu mais parfois l’art contemporain, faudrait qu’on m’explique. 

En tout cas profitez bien ce soir de la Nuit Blanche, le programme sur http://nuitblanche.paris.fr/