Archives de Tag: Musique

Les musiciens à Châtelet

Mise en abîme, version Steve Jobs (c) JAH

I.C.U., my new rainy day song

Lou Doillon a longtemps pensé que personne ne la voyait, qu’elle était inconnue aux yeux du grand public, cachée derrière la légende Birkin-Gainsbourg/Birkin-Doillon. Alors qu’elle a marqué toute une génération, de ceux et de celles qui ont été ado à la fin des années 1990 et au début des années 2000 et qui ont vu et revu Mauvaises fréquentations. Celle qui se pensait invisible mais voyait tout, signe un premier morceau au titre évocatif : ICU (lire I see you).

ICU est une petite merveille, une balade pop-folk comme on les aime. A écouter en lieu et place de Cat Power qui, en cette rentrée 2012, sort un album beaucoup plus joyeux (Sun) que les précédents et qui ne peut donc plus servir de bande son à mes dimanches pluvieux d’automne (damn !).

Un côté Cat Power. Un côté Damien Rice également, dans la simplicité des paroles et des sentiments exprimés. Quand Damien écrivait à son amour passé « Do you miss my smell ? », Lou avoue avoir l’impression de le voir « in every cab that goes by, in the strangers, at every cross road, in every bar » et lui demande en retour « does it happen to you ? Does my ghost ever come looking for you ? ». Gosh, « I got chills ! » comme dirait Travolta.

So don’t worry, we can see you. We can even hear you. And we love it !

Oldelaf sans monsieur D.

Oldelaf et monsieur D. où la quintessence de mon adolescence. Je me souviens avec grande tendresse des concerts à la péniche El-Alamein où, avec V., on reprenait en coeur « Nathalie, mon amour des JMJ » ou « C’est Raoul, mon pitbull…« . Cette fois Oldelaf revient sans monsieur D. Alors ce n’est pas un album que tu écoutes en boucle mais c’est très drôle à écouter de temps en temps.

Bella Ruse Complicated Rhythm

En ce moment, j’écoute Bella Ruse en boucle. Un gars, une fille… from Minneapolis.

Un festival au CentQuatre ou le sang chaud de Buenos Aires

Pendant trois jours, le 104 a décidé d’honorer à sa façon le tandem Paris-Buenos Aires 2011 avec ce pétillant festival de musique latine, «  las noches de Buenos Aires ». V. s’est immiscée pour vous dans les coulisses de cette première soirée intitulée « nuit OUF electro-cumbia ». Revivez l’ambiance d’une milonga au cœur de notre capitale !

Le challenge de ce festival ? Gonflé! Inviter musiciens et DJ tendances de la place argentine (regroupés sous le fameux label ZZK) pour nous initier à leurs musiques folkloriques sous des textures électroniques. Cette musique traditionnelle c’est la cumbia colombienne, construite par strates migratoires dès le XVIIème siècle : les tambours des esclaves africains, accompagnés plus tard par les flûtes indiennes, le tout relié par des paroles et mélodies espagnoles. Elle est rejointe par le Tango argentin deux siècles plus tard, alliance rythmique d’instruments à corde qui convulsa immédiatement les corps pour devenir cette fameuse danse à deux ou quatre temps.

Cette jeune génération s’est (enfin !) emparée de son histoire pour lui donner un nouveau souffle au travers d’une multiplicité d’expressions : la musique oui, mais conçue en connexion avec le cinéma, l’édition ou encore la peinture. Bref, une belle promotion des arts en perspective.

Résultat : un cocktail détonant aux sonorités inédites, et ce dans un cadre plus que propice. D’abord parce que le 104 permet de créer l’illusion d’un festival en plein air à lui tout seul : 39 000 m2où l’on se faufile allégrement entre des salles parfaitement insonorisées. Surtout, pour l’histoire, elle aussi « exotique »,  du lieu : de bâtiment religieux, il devint le service municipal des pompes funèbres sous l’effet des Républicains de la IIIème où chacun obtint le droit à une cérémonie. Sécuralisation funéraire qui s’est récemment transformée en sécularisation festive ! Je vous avais promis de l’exotisme…

Un public hétéroclite était au rendez-vous, du portenos old school, danseur assidu de tango, au teufeur avide de musiques enivrantes, le tout autour d’animations aussi insolites que tentantes : un salon de coiffure improvisé ; une tireuse de cartes allumée ; des tournois de babyfoot enflammés.

On commence par se mettre en appétit avec l’asado, LE barbecue latin, accompagné d’ampanados (sorte de friand) à la viande et de vin argentin. Même le stade de la digestion avait été pensé : juste en face, des bains chauds avaient été installés (prêt de maillot et peignoir assuré).

On se jette ensuite dans le bain scénique cette fois avec la techno-cumbia d’El Remolon, l’acoustique instrumentale de Tremor pour finir par le drum und bass de Luciano Supervielle. Même constat, pour trois ambiances différentes : une musique qui reflète l’histoire de ce continent multiculturel, qui a su faire des impérialismes des uns et des souffrances des autres une richesse sans concession. La magie opère : de l’instrumental au digital, du tango au trip-hop, l’improbable ne leur fait pas peur. Nous non plus.

Amis de la rive gauche, initiez vous à cet « open-space » d’un nouveau genre et culturellement assuré : allez y faire un tour que ce soit de jour pour une expo ou le soir pour y boire un verre sans éprouver le besoin d’être compressé pour s’amuser. Quant à ceux de la rive droite, ils n’ont déjà plus d’excuses, d’autant que le 104 a besoin de vous : face au flot d’événéments, les passants se font discrets…

Lieu puissamment ancré dans sa ville et son quartier, le 104 se refuse à toute étiquette pour se concentrer sur le seul développement d’un espace d’intérêt public accessible à tous, même ceux ayant l’offense de ne pas vivre en plein cœur de Lutèce.

Vous ignoriez ce fameux tandem ? Il est vraiment temps de vous abonner à la newsletter du blog de notre parisienne et de suivre les conseils branchés de Paris by V…

« Nuit de OUF » ou la passerelle rêvée pour vous laisser…et mieux vous retrouver sous des contrées lointaines : Paris by V. devient Chili by V. pendant un mois! La branchitude se mondialise…

Je vous laisse en compagnie d’El Remolon et l’un de ses derniers mix pour vous mettre dans l’ambiance à toute heure (vos voisins – ou vos boss vont adorer – si si) :

 

 Xo, Xo,

 V.

Pour plus d’infos : http://www.104.fr/  Le 104 se situe au 5 rue Curial dans le 19e, métro Riquet (ligne 7) ou Stalingrad (ligne 5). Il est ouvert du mardi au vendredi de 12h à 20h et le week-end de 11h à 20h + ouverture tardive les soirs de programmation

Janne Schra ! Room Eleven is dead, long live the Queen

She’s back ! Janne Schra du groupe Room Eleven – feu Room Eleven – a sorti cet été son deuxième album solo, enregistré au studio Kytopia aux Pays-Bas dont elle est originaire : Schradinova at Kytopia. On y retrouve sa voix chaude et des airs enjoués qui te donnent la niaque pour la journée, bref, du vrai Janne Schra. J’adore et j’attends le troisième album prévu pour l’été 2012 avec impatience. Pour vous, un avant-goût : le clip vidéo de son dernier single, Pencil Revolution.

PS : Janne Schra est une artiste complète, chanteuse elle est aussi peintre. Découvrez son univers sur http://schradinova.com Elle parle et chante en néerlandais, anglais… et même français !